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17/03/2009

Le Cabinet du Ministre Cerexhe devient neutre en CO2

Aujourd'hui, plus personne ne peut ignorer la réalité du réchauffement climatique.  
D'après l'organisation météorologique mondiale (OMM), la décennie 1998-2007 est, en effet, la plus chaude jamais enregistrée à la surface du globe. La progression du réchauffement climatique est si rapide qu'il constitue, pour de nombreux spécialistes, un danger majeur pour la sécurité, la prospérité et même, à terme, pour la vie de tous les habitants de la planète.

Et pour cause, les effets potentiellement néfastes sont nombreux : détérioration de l'agriculture (et donc mise en danger de la sécurité alimentaire); augmentation du niveau et de la température des mers et des océans (provoquant l'accélération de l'érosion des zones côtières, l'augmentation de l'intensité des tornades et autres catastrophes...); sans parler de la disparition  de nombreuses espèces affectant par là même la biodiversité.

Les conséquences économiques du réchauffement climatique pourraient également s'avérer catastrophiques si les pays n'intervenaient pas pour enrayer les causes du réchauffement climatique, puisqu' aux dires de Sir Nicholas Stern, ancien économiste en chef à la Banque mondiale il en coûterait 5 500 milliards d'euros par an à l'économie mondiale, soit 20 % du PIB !
 
L'accroissement de la température moyenne depuis le milieu du vingtième siècle est vraissemblablement dû à l'augmentation des gaz à effet de serre d'origine humaine, comme le confirme le quatrième rapport du GIEC (Groupe d'experts Intergouvernemental sur l'Evolution du Climat), publié en 2007. Le réchauffement climatique nous est donc imputable, via notamment la combustion des énergies fossiles que nous utilisons pour nos activités privées et professionnelles.

Si l'Australie, la Canada et les Etats-unis occupaient, en 2005, les trois premières places sur les 10 pays émetteurs des plus fortes quantités de gaz à effet de serre (GES) par habitant (plus de 24 tonnes de CO2 équivalent) , la Belgique n'était pas en reste puisqu'elle arrivait en 7ème position derrière les Pays-Bas, la Russie et l'Indonésie, avec 13,8 tonnes de CO2 équivalent par habitant, loin devant la Chine (5,3 t CO2e), et l'Inde (1,6 t CO2e). Un triste record, malgré les efforts réalisés depuis 1990 par notre pays et qui se sont soldés par une baisse de 6% des émissions de GES,  essentiellement le méthane et de protoxyte d'azote, les émissions de dioxyde de carbone (CO2), restant elles stationnaires alors que le CO2 représentait, en 2005, 87 % des émissions de gaz à effet de serre.


Face à ces constats, et devant l'importance des enjeux à relever en matière environnementale, le Ministre de l'Economie, de l'Emploi et de la Recherche scientifique Benoît Cerexhe a décidé de montrer l'exemple et de faciliter la transition vers un mode de vie et une économie plus faible en carbone

Dans le cadre de cette stratégie de lutte contre le réchauffement climatique, et pour répondre aux objectifs de neutralité en CO2 qu'il s'est fixés, le Ministre Cerexhe a pris un certain nombre de mesures concrètes pour son cabinet : la réalisation d’un audit  de l’empreinte CO2 du Cabinet, la réduction des émissions de gaz à effets de serre générées par les activités de son cabinet et la compensation volontaire des émissions qui ne peuvent être immédiatement réduites.

Le cabinet du Ministre Cerexhe est le premier cabinet ministériel belge à avoir atteint la neutralité en CO2. L'action entreprise par Benoît Cerexhe répond, en outre, aux recommandations formulées dans le cadre du Printemps de l'environnement et qui préconisent l'évaluation, par les pouvoirs publics  (audits carbone), des impacts sur l'environnement de leur processus de décisions, de leurs opérations et de leurs fonctionnements logistiques.

Pour le Ministre de l'Economie, de l'Emploi et de la Recherche scientifique, il est en effet primordial que les pouvoirs publics puissent envoyer un signal clair aux entreprises (privées et publiques) et aux particuliers. Un message crédible, destiné, non seulement à leur faire prendre conscience des conséquences de leurs fonctionnements et de leurs comportements, sur le climat, mais aussi à leur faire poser des actes concrets pour diminuer leur empreinte carbone.

Cette prise de conscience est essentielle pour permettre une accélération (via notamment le principe des compensations) du processus de réduction des émissions de CO2 sur toute la planète, au profit des énergies renouvelables, porteuses d'emplois et d'innovation. L'utilisation de ces énergies renouvelables nous permettant, à terme, de diminuer notre dépendance aux énergies fossiles et donc de rester compétitifs et indépendants.

En tant que Ministre de l'Economie et de l'Emploi, le Ministre Cerexhe tient, en outre, à souligner que le secteur du calcul, de la réduction et de la compensation de CO2 est un marché à dimension internationale également générateur d'emplois et qu'il faut développer ce type de compétences en Belgique, et en particulier à Bruxelles. 
 
Une initiative en trois temps

Le processus mis en route par le Ministre Cerexhe pour atteindre l'objectif de neutralité en CO2 de son cabinet, s'est déroulé en trois étapes : la réalisation d'un audit permettant de mesurer l'empreinte carbone (outil du Bilan carbone) du cabinet (bâtiment et personnel) et d'identifier les postes où les émissions peuvent être réduites ; la mise sur pied d'un plan d'action pour y remédier; et enfin, la compensation des émissions « irréductibles » par le soutien financier apporté à un projet de compensation certifié par les Nations-Unies.

 
Pour calculer l'empreinte carbone de son cabinet, le Ministre Cerexhe a fait appel aux services de CO2logic, une entreprise bruxelloise spécialisée en la matière, et dont l'ambition est de parvenir à réduire les émissions de CO2 dans l'atmosphère, en sensibilisant les citoyens et les entreprises aux émissions de gaz à effets de serre qui résultent de leurs activités et de l'utilisation, principalement des énergies fossiles.

La méthode qui a été utilisée par CO2logic pour réaliser cet audit se base sur les facteurs d'émission du  Bilan Carbone®, un outil mis au point par l'ADEME (Agence de la Maîtrise de l'Energie et de l'Environnement) et qui permet de comptabiliser les émissions de gaz à effets de serre à partir de données disponibles au sein de l'entreprise. Il s'agit en l'occurrence d'informations liées d'une part au bâtiment (chauffage au gaz et usage d’électricité), et d'autre part aux activités du personnel (notamment la mobilité).

Soutenu par l'entreprise CO2logic, le projet financé par le cabinet Cerexhe, en compensation des émissions non réductibles dans l'immédiat, porte sur l'utilisation de déchets agricoles locaux dans le but de produire de l'électricité verte au Rajastan, dans le Nord de l'Inde. 
L'énergie produite provient des déchets agricoles issus des cultures traditionnelles de la région, telles que les tiges et cosses de moutarde, les épis de maïs et d’autres débris arables. Ces déchets sont achetés auprès des fermiers locaux. 
Outre les retombées qu'il représente en termes de création d’emplois, le projet revêt également une valeur économique pour les cultivateurs indiens. Il permettra, en outre, un approvisionnement stable en électricité verte de qualité pour les familles, les fermiers et les entreprises de la région. L'utilisation de biomasse renouvelable pour la production d'électricité verte réduit la combustion de combustibles fossiles et ainsi les émissions de gaz à effet de serre.

Plus d'info :

http://www.cerexhe.irisnet.be/

http://www.co2logic.be 

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